Histoire de Besançon

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07/02/09 admin La première occupation s'établit dans le méandre de la rivière. A l'époque gauloise, les habitations sont situées dans la partie Est de la "boucle". Choisie par Jules César en 58 av. J-C. dans un but stratégique, la ville a dès cette époque des fonctions complexes : carrefour d'échanges de la Gaule romaine citadelle militaire capitale de la tribu gauloise des Séquanes.

- besancon guerre bombardement americain - "diocèse de besançon" - nom des collines autour de besancon - 4 - 4 - -

Synthèse

Du Ier au IIIe siècle le seul accès connu à la cité est le pont
Battant édifié par les Romains. A la suite de troubles graves aux IIIe-IV siècles, une bourgade plus modeste se substitue à la grande cité gallo-romaine.
Du Moyen Age à la conquête française, le développement des quartiers répartis
entre habitat et institutions civiles et religieuses se fait à partir du point stratégique capital que représente le passage du Doubs au pont Battant. Le caractère défensif de la cité persiste et les premières mesures d'urbanisme apparaissent.

Après la conquête française de 1674, l'importance stratégique de Besançon et son essor démographique lui permettent d'accéder au statut de capitale régionale. La disparition de deux enceintes religieuses, Saint-Vincent et Saint-Paul, libère aux extrémités de la "boucle" des terrains où sont implantés de nouveaux quartiers,notamment le quartier de l'Intendance (actuelle préfecture). L'habitat installé tout d'abord en bordure de rue, se densifie et remplit l'espace intérieur, ménageant toutefois de nombreuses cours. A l'approche de l'ère industrielle, les habitations essaiment dans les faubourgs, les derniers espaces vierges sont construits ainsi que des ponts. La mise en place des grandes voies de communication routières ferrées et fluviales détermine un nouvel axe Est-Ouest autour duquel apparaissent les nouveaux quartiers urbains. L'enceinte de la ville est détruite dans les années 30 afin d'aménager la circulation dans les glacis du quartier Battant. En décembre 1994, en complément du quartier Battant, le centre-ville à l'intérieur de la "boucle" est classé secteur sauvegardé : c'est donc la totalité du centre historique de Besançon qui fait l'objet de mesures de conservation.

L'origine du nom de la ville

Vesontio : c’est le seul nom de ville de la région cité par César dans la Guerre des Gaules (cf. le chapitre antiquité) ; plus tard Vesontione deviendra, par simple évolution phonétique Besançon.

Là où les avis divergent c’est quant à la signification de ce Vesuntio ; certains ont invoqué le nom du bison ce qui aurait pu expliquer l’évolution v / b mais il semble bien plus probable que la racine soit prélatine (gauloise ou plus ancienne encore - ligure ?) : wes- qui aurait désigné la montagne et que l’on retrouve dans le Vésuve, le mont Viso, Vézelay et bien sûr dans Vesoul. Si cela est exact Besançon a donc un nom plus ancien encore que les Gaulois et ceux-ci ont continué à utiliser.

Au Moyen-Âge (IXè - XIIè siècles) la ville est appelée parfois Chrysopolis ("ville d’or"). Ce nom apparemment sans rapport avec les noms antique et moderne aurait été formé sur la plaisanterie besan sum « je suis une pièce d’or ». Mais Chrysopolis était dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance ; on pourrait alors penser à un jeu de mots Byzance.

Préhistoire

La passage de chasseurs-cueilleurs remontant à 50 000 ans, durant la période du paléolithique moyen, a été attestée.

Les fouilles menées au cours des derniers siècles ont permis de révéler des traces d'occupation du site dès le néolithique le long du Doubs, notamment au pied des collines de la Roche d'Or et de Rosemont[3], ces traces d'habitat étant datées de 4 000 ans avant J.-C. environ.

Antiquité

Au IIe siècle avant notre ère, l'oppidum est la possession des Séquanes, peuple gaulois (voir Celtes) qui contrôle un vaste territoire s'étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges[4]. La présence d'aménagements publics à cette époque est attestée par des campagnes de fouilles ; les plus anciens ont été découverts lors des fouilles préventives réalisées sur le site des remparts dérasés en 2001. La ville était ceinturée par un mur de berge (murus gallicus) dont des vestiges ont été mis au jour sur ce même site. À l'extérieur se trouvait un quartier d'artisans.

L'oppidum, du nom de Vesontio (en latin), était alors le centre économique de la Séquanie et c'est à ce titre qu'il est convoité par les Germains puis par les Éduens avant que Jules César n'en fasse la conquête en 58 av. J.-C..

Jules César, impressionné par ce site stratégique qu'il décrit dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, décide d'en faire la capitale de la tribu gauloise des Séquanes (Civitas Maxima Sequanorum[5]) ainsi qu'une citadelle militaire et un carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or, elle devient l'une des plus grandes villes de la Gaule Belgique, puis de la province de Germanie supérieure.

Moyen-Âge

De par son héritage, Henri II rattacha la ville au Saint-Empire en l'an 1032.

Peu après la chute de Rome, Clovis Ier, roi mérovingiens des Francs, entreprend de réunir les peuples gaulois sous son ordre. Les Séquanes sont ainsi rattachées au royaume en même temps que les Burgondes et les Alamans. L'histoire de Besançon au début du Moyen-Âge est très mal connue, les documents et indices étant largement insuffisants. En 821, on trouve trace d'un premier texte[9] mentionnant la ville sous l'appellation Chrysopolis. De 843 à 869, le diocèse de Besançon est rattaché à la France médiane puis à la Lotharingie. À la mort de Lothaire II, il devient possession de Charles le Chauve en vertu de la signature du Traité de Meerssen (870) et est donc intégré au royaume de France jusqu'en 879[10].

Époque moderne

A l'époque de la Renaissance, la Franche-Comté appartient de nouveau à l'Empire Germanique suite au décès de Charles le Téméraire. L'empereur Charles Quint fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas Perrenot de Granvelle, devient Chancelier de l'Empire en 1519 puis Garde des Sceaux en 1532. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la cinquième ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le Palais Granvelle et l'Hôtel de Ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint. La ville compte alors de 8 000 à 9 000 habitants en 1518, population qui serait passée entre 11 000 et 12 000 habitants en 1608[12]. L'économie de la ville est profondément rurale, notamment par la présence des vignerons à Battant qui représentaient la moitié voir les trois quarts de la population et faisaient donc de la viticulture l'activité principale de la ville[

Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion d'intendants remarquables, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population (14 000 à 32 000 habitants), tout en se couvrant de monuments et d'hôtels particuliers.

Époque contemporaine

Au sortir de la Révolution, Besançon perd son archevêché et son statut de capitale, n'étant plus que le chef-lieu d'un département privé des terres agricoles les plus productives du bas pays[24]. La population, estimée à 32 000 habitants à la veille de la Révolution, décline à 25 328 habitants en 1793 pour ne remonter timidement qu'à 28 463 en 1800

Sous la Troisième République, Besançon connaît une relative stagnation, sa population oscillant autour de 55 000 habitants pendant plusieurs décennies. Indépendamment de la démographie, l'horlogerie continue son ascension, produisant 395 000 montres en 1872 puis 501 602 en 1883.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande entre à Besançon le 16 juin 1940 bien que les autorités militaires françaises aient décidé de faire sauter les ponts à l'approche de l'occupant[31]. La ville se retrouve en zone occupée (la ligne de démarcation n'est qu'à environ 30 kilomètres à l'ouest) et même en zone interdite, ce qui implique qu'elle soit annexée au Reich en cas de victoire de l'Allemagne[32]. La ville subit globalement peu de destructions durant la guerre, si ce n'est le bombardement dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943 du quartier de la Viotte par l'aviation anglaise dont un bombardier s'écrase sur la gare: le bilan est de 50 morts, 40 blessés graves et une centaine de blessés légers[33]. La Résistance s'organise tardivement, perpétrant ses premiers attentats au printemps 1942[34]: les Allemands ripostent par des arrestations et 16 résistants sont exécutés dans l'enceinte de la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943[35], 83 subiront le même sort par la suite. Le 6e corps de l'armée américaine prend possession de Besançon le 8 septembre 1944 après quatre jours de combats[36] et c'est donc une ville libérée que visite le général de Gaulle le 23 septembre[37].

Mémorial aux soldats du Doubs morts pour la France durant les guerres en Indochine, Corée et Afrique du Nord

Au sortir de la guerre, la ville comme tout le pays, fait face à une croissance rapide. L'essor démographique est particulièrement vif, la ville doublant sa population en à peine plus de 20 ans (de 63 508 habitants en 1946 à 113 220 habitants en 1968), et particulièrement entre 1954 et 1962 où sa progression de 38.5% n'est dépassée seulement que par les villes de Grenoble et de Caen[38

Crises et reconversions (1973 à nos jours)

L'ancienne usine textile Rhodia dans le quartier des Près-de-Vaux

La crise pétrolière de 1973 ouvre pour Besançon le début d'une crise économique difficile dévastant son industrie et venant brusquement stopper son essor fulgurant.

Grâce notamment aux lois de décentralisation de 1982, la ville passe d'une vocation industrielle à un centre tertiaire. Le savoir-faire horloger, vieux de plus de deux siècles, est mis en valeur pour se reconvertir avec succès dans les branches des microtechniques, de la mécanique de précision et des nanotechnologies au niveau européen et dans le domaine spécifique du temps-fréquence à l'échelle mondiale.
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Histoire de Besançon
Meu eu em você de Forró do Muído «
Tout un succès au Brésil, une ballade qui dénonce la situation actuel du monde, pleine de guerre et hypocrisie, toujours en défense de l'amour. Le groupe Forró do Muído, la chanteuse Simaria Mendes Rocha.
» Carte et plan de Besançon
Vue de la carte géographique, routière et satellite de la ville Besançon 25000. La carte et le plan de Besançon sont utilisables en vue du ciel par satellite grâce à google maps.
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Derniers commentaires
27/03/2011 11:41:33
JLR
Pour info, par rapport à "Chrysopolis" cité par Mercator dans l'Atlas Minor Extrait de l'image représentant Besançon dans Münster Cosmographia, en 1572 , faite par Pierre d'Argent VesontioSequanorum Gallis Besanson Germanes Bizantz
20/08/2011 16:27:27
LA FLEUR
Bonjour, Et vive le nouveau funicuaire bisontin. Une franc-comtoise expatriée.
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